« Votre compte sera bloqué dans dix minutes. Connectez votre wallet pour le sécuriser. » Ce message joue sur l’urgence avant même de parler de technologie. Beaucoup d’arnaques cherchent à vous faire autoriser une mauvaise action plutôt qu’à casser la blockchain.

Le guide sur les applications Web3 séparait les différentes demandes. Voici comment garder ce discernement lorsqu’un écran ou un interlocuteur vous presse.

Une belle interface ne prouve pas une identité

Un faux site peut reproduire un logo, un nom et un bouton de support. Un message peut provenir d’un compte compromis. Une publicité en haut des résultats de recherche n’est pas une certification.

Retrouvez un service par une adresse déjà vérifiée et examinez le domaine complet. Le cadenas HTTPS indique une connexion chiffrée avec ce domaine ; il ne prouve pas l’honnêteté de son propriétaire. Les conseils de sécurité d’Ethereum décrivent plusieurs situations de phishing.

Protéger les secrets et lire les autorisations

Une phrase de récupération ou une clé privée n’est pas nécessaire pour vous envoyer un paiement. Un interlocuteur qui la demande cherche un accès que vous ne devez pas lui donner.

Une signature peut aussi suffire à créer un risque sans divulguer de secret. Refusez une demande dont le domaine, le programme autorisé ou l’effet ne correspond pas à votre intention. Installer un wallet matériel ne remplace pas cette lecture.

Avant un transfert, vérifiez le réseau et l’adresse depuis une source fiable. Ne recopiez pas machinalement une adresse apparue dans l’historique : des attaquants y font apparaître des adresses ressemblantes. MetaMask documente cette technique d’empoisonnement d’adresse.

Trois scènes pour s’entraîner

Le cadeau imprévu. Un token inconnu apparaît dans votre wallet et promet un gain si vous visitez un site. Son affichage n’oblige à rien. Ne suivez pas ses liens et n’approuvez aucune opération pour « débloquer » le cadeau.

Le rendement sans explication. Un groupe promet un revenu fixe élevé, insiste sur le recrutement et évite les questions sur les clients. Demandez d’où vient l’argent. Des captures de gains ne démontrent ni revenus réels ni retraits possibles.

Le faux remboursement. Après une première perte, un inconnu prétend pouvoir récupérer les fonds contre des frais. Ce second paiement peut être une nouvelle escroquerie. La FTC explique les arnaques au remboursement et à la récupération.

Si vous avez déjà confirmé une demande suspecte

Arrêtez les nouvelles signatures et conservez les informations utiles : domaine, échanges, adresses et identifiants de transaction. Contactez le support par son canal officiel, retrouvé indépendamment du message reçu.

La réponse dépend de ce qui a été exposé. Une permission excessive et une phrase de récupération divulguée ne sont pas le même incident. Révoquer une permission ne répare pas une clé compromise. Si un secret a été partagé, le compte doit être considéré comme compromis ; une assistance fiable doit partir de ce constat, sans vous redemander le secret.

Une opération déjà exécutée n’est pas annulée en fermant l’onglet. Méfiez-vous de quiconque garantit une récupération. Les repères de la FTC sur les fraudes en cryptomonnaies aident à reconnaître ces promesses.

Vérifiez votre compréhension

Un message signé par un compte connu vous demande de payer rapidement pour récupérer un accès. Quelle est la première étape ? Vérifier la demande par un canal indépendant, avant tout paiement ou signature. La familiarité du compte n’est pas suffisante.

À retenir : ralentir, identifier l’interlocuteur et comprendre l’autorisation préviennent des erreurs que le réseau ne corrigera pas à votre place.

Vous avez terminé les bases du Web3. Poursuivez avec les actifs réels tokenisés ou découvrez le DePIN.