
Le fait
GEODNET commercialise aujourd’hui un service RTK : des stations GNSS installées par des opérateurs transmettent leurs observations afin de corriger la position d’un appareil connecté. DePINscan comptait 22 472 appareils actifs dans 136 pays ou régions le 19 août 2026. Le service et un essai sont accessibles en ligne.
Pourquoi c’est important
Un GPS autonome se trompe souvent de plusieurs mètres. Les corrections RTK visent une précision centimétrique utile aux drones, à l’agriculture et aux robots. GEODNET cherche à étendre cette infrastructure plus vite en rémunérant les stations selon la qualité des données et la rareté de leur emplacement.
Ce que cela change
Les clients paient l’accès aux corrections, tandis que les opérateurs reçoivent des jetons GEOD. La gouvernance soumet des propositions au vote et les contrats du jeton sont publics sur Polygon, Solana et IoTeX. Messari mesurait 1,2 M$ de revenus RTK au troisième trimestre 2025 ; DroneDeploy a aussi intégré le réseau à ses flux de cartographie.
Le point de vigilance
Le nombre de stations prouve le déploiement, pas la demande ni la précision obtenue sur chaque site. Les clients, volumes de corrections et incidents restent peu détaillés publiquement. L’audit CertiK livré en avril 2024 porte sur les contrats : il ne certifie ni les données GNSS, ni les serveurs, ni la disponibilité locale.
À surveiller
GEODNET devrait publier des revenus plus récents, le nombre de clients payants, des mesures de disponibilité et des tests indépendants de précision par zone. Ces indicateurs diront si les achats de données progressent avec les récompenses versées aux stations.