
Le fait
Le 20 août 2026, Franklin Templeton a indiqué vouloir placer son fonds monétaire tokenisé BENJI dans certains de ses fonds classiques dès le quatrième trimestre. Cette possibilité repose sur une lettre du 12 août : les services de la SEC ne recommanderaient pas de poursuites si les fonds Franklin respectent douze conditions de garde et de contrôle.
Pourquoi c’est important
Des fonds communs et ETF réglementés pourraient utiliser BENJI pour gérer leur trésorerie ou les garanties issues du prêt de titres. Leurs épargnants n’auraient pas besoin d’ouvrir un portefeuille numérique. Le fonds classique détiendrait des parts du Franklin OnChain U.S. Government Money Fund, dont les transactions sont inscrites sur une blockchain.
Ce que cela change
Chaque conseil de fonds doit approuver le dispositif et le revoir au moins une fois par an. Franklin Templeton Investor Services créera un portefeuille distinct, conservera les clés privées et tiendra le registre officiel. Les opérations devront être rapprochées chaque jour, avec trois vérifications comptables annuelles, dont deux sans préavis.
Le point de vigilance
Cette lettre n’est ni une règle ni une approbation de la Commission. Elle vaut seulement pour les faits présentés par Franklin. Le transfert reste très contrôlé : une filiale du groupe détient les clés et peut corriger, geler, déplacer ou restaurer les inscriptions. L’usage d’une blockchain ne rend donc pas le dispositif décentralisé.
À surveiller
Le prochain test est observable : quels conseils voteront l’usage de BENJI, quels fonds publieront une position et à quelle date. Le calendrier du quatrième trimestre reste une cible. Sans noms de fonds, montants détenus et opérations réelles de trésorerie ou de garantie, l’effet restera réglementaire plutôt qu’opérationnel.